电影

On nomme cinéma une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Le terme désigne indifféremment aujourd’hui une [[salle de projection]] ou l’art en lui-même.

Le terme est l’[[apocope]] de « [[cinématographe]] » (du [[grec]] {{grec ancien|κίνημα}} kínēma, « mouvement » et {{grec ancien|γράφειν}} gráphein, « écrire »), nom donné par [[Léon_Bouly]] en 1892 à l’appareil dont il dépose le brevet. Le terme est lui-même souvent abrégé dans le langage familier en « ciné » ou « cinoche ».

Comme dans toutes les démarches artistiques, un œuvre cinématographique – ou film – est généralement destinée à un public, rassemblé en l’occurrence dans un lieu d’exploitation dédié, lui-même souvent dénommé « cinéma » par [[métonymie]].

Le mot « film » fait référence à la [[pellicule]] qui lui sert de support. À ce titre, le mot espagnol pour le mot « film » est [[película]].

Définition

Notons qu’en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu’est le cinéma actuel.

Le principe d’une histoire avec des images en mouvement ne définit pas la totalité du cinéma, il existe en effet des films sans « histoire ». Ainsi, des œuvres expérimentales comme [[Koyaanisqatsi]], des [[documentaire]]s (certains sont cependant « scénarisés », les [[documentaires-fiction]]), ou encore des films de poésie ou [[abstraits]] (Un Chien andalou).

Il a été donné de voir des films sans mouvement apparent de composés de photographies filmées, des films sans [[tournage]] (les films d’archives, ou les films expérimentaux, des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images.

Le mot « cinéma » désigne également les [[salles]] ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés.

Le cinéma est enfin souvent dénommé [[septième_art]], comme la [[bande_dessinée]] est dénommée neuvième art, et la prestation des [[acteur]]s huitième art.

À ses débuts, le cinéma était muet, il n’y avait donc pas de son en synchronisation à l’image. Plus tard on y intégra des mélodies pour accentuer les émotions et finalement, la technologie d’encodage du son sur le bord de la pellicule photo apparut. Puisqu’au début le son n’était pas présent, le réalisateur devait donc « raconter » des histoires avec le moins de dialogue possible. Le but était de montrer les sentiments des personnages uniquement par l’image. Cela rendait donc le jeu de l’acteur tout comme la bonne observation et direction du réalisateur très importants. Les acteurs et réalisateurs devaient trouver les bonnes expressions du visage à prendre en plan.
Après l’arrivée du son lié à l’image, beaucoup de réalisateurs tels que Fritz Lang (qui avait baigné dans le muet) et Alfred Hitchcock ont continué à créer en montrant davantage les choses qu’en les disant. Hitchcock disait d’ailleurs détester les films qui étaient des photographies de gens qui parlaient, et vouloir faire des films qui soient des photographies de gens qui pensent.

Pour exemple le film « Soupçons » (Hitchcock, 1941) où la quasi-totalité du film consiste à montrer les émotions de Lina Mclaidlaw (Joan Fontaine) grâce aux expressions de son visage.

Histoire

{{Article détaillé|Histoire_du_cinéma}}

right

La première projection cinématographique publique et payante eut lieu le [[28_décembre]] [[1895]] au Salon Indien dans les sous-sols du Grand Café, à Paris. Le billet coutait un franc et donnait droit à une dizaine de films d’une minute chacun environ dont [[La_Sortie_de_l’usine_Lumière_à_Lyon]].
Ce qui fut présenté longtemps comme le “premier film” fût tourné au mois d’août 1894, au rez de chaussée d’un bâtiment de la rue Saint Victor qui porte de nos jours le nom de rue du Premier Film. Il y eu plusieurs versions de cette “sortie d’usine”, la plus connue, tournée durant l’été 1895, montre les ouvriers et principalement les ouvrières sortir de l’usine en “tenue du dimanche”. Depuis, on retrouva une version antérieure, dans laquelle les ouvrières sortent en blouse, au naturel, et qui constituait un “essai” non préalable au tournage de ce “premier film”. Ce qui fut longtemps présenté comme un [[documentaire]] était donc une [[fiction]]
Mais le film qui marqua vraiment les esprits fût
[[L’Arrivée_d’un_train_en_gare_de_La_Ciotat]] (tourné en 1895 et présenté en janvier 1896), la rumeur populaire veut que quelques personnes effrayées eussent alors un mouvement de recul, pensant que le train arrivait réellement vers eux… C’est le début du [[cinéma_commercial]] et de l'[[industrie_cinématographique]]. Le “cinématographe” devient rapidement un art populaire exploité de front en salles et dans les fêtes foraines.
Très vite, les [[frères_Lumière]] envoient des opérateurs à travers le monde pour en rapporter des scènes de la vie de tous les jours. C’est les débuts du [[cinéma_d’actualités]].
Première atteinte à la liberté de la presse, l’opérateur de Lumière, [[Félix_Mesguich]], est arrêté à [[New_York]] en [[1897]] alors qu’il filmait une bataille de boules de neige. Dans le cadre de la guerre des brevets initiée par Edison, toute l'[[industrie_cinématographique]] tombe sous le monopole du « Trust Edison » jusqu’en [[1918]].
Cependant L’inventeur Messin [[Louis_Aimée_Augustin_Le_Prince]] invente, construit et dépose le [[11_janvier]] [[1888]] le brevet d’une caméra de projection cinématographique, ce qui en fait théoriquement l’inventeur du cinéma, bien que l'[[Histoire_du_cinéma]] l’ait oublié.

Précurseur des effets spéciaux, du [[cinéma_de_fiction]], d’un [[cinéma_théâtral]] et d’un [[cinéma_poétique]], [[Georges_Méliès]], [[illusionniste]] de formation, réalise les premières fictions dotées d’effets spéciaux en [[trompe-l’œil]] ([[le_Voyage_dans_la_lune]] ([[1902]]) entre autres).

Dans les années 1910, le cinéaste américain [[David_Wark_Griffith]] a codifié les principes du langage cinématographique classique (montage alterné, variation des points de vue, insertion des gros plans dans les scènes éloignées, champ-contrechamp, etc.)

Un « carton » extrait de [[Naissance_d’une_nation]] de [[D.W._Griffith]]

Jusqu’à la fin des [[années_1920]], aucune bande sonore n’accompagne l’image sur la pellicule et c’est alors souvent un ou des musicien(s) présent(s) dans la salle de projection qui accompagne(nt) les films : on parle alors de [[cinéma_muet]] (pour les films narratifs) ou de [[cinéma_visuel]] (pour les [[films d’art]], le [[cinéma_pur]]), les dialogues des films narratifs étant retranscrits par des « cartons » appelés « [[intertitre]]s », texte typographié inséré dans le film. Les films narratifs d’alors sont souvent accompagnés par un musicien voire un orchestre complet, et sont projetés dans des salles immenses : les salles actuelles sont en moyenne deux à quatre fois plus petites qu’à l’époque. Le musicien avait parfois une partition précise à interpréter, ou s’inspirait librement au besoin sur des airs connus (d’opéra italiens par exemple).

[[Murnau]] (1922)

Les [[années_1920]] avec les [[avant-garde]]s sont le véritable début du futur « [[cinéma_expérimental]] » dont on peut dater la naissance par exemple avec le [[Manifeste_de_la_cinématographie_futuriste]] (1916) et le [[dadaïsme]] : des [[artiste]]s s’emparent de ce médium naissant qu’est le cinéma, tels [[Fernand_Léger]], [[Man_Ray]], [[Germaine_Dulac]], [[Walter_Ruttmann]], [[Hans_Richter]], [[Viking_Eggeling]], etc. ainsi que des cinéastes : [[René_Clair]], [[Henri_Chomette]], [[Dziga_Vertov]], [[Joris_Ivens]].

De nombreuses tentatives ont été faites pour synchroniser le son et l’image, par exemple en calant le projecteur avec le [[sononographe]]. Le son a déterminé la [[cadence_de_projection]] autrefois aléatoire (16, 18, 25 images par secondes selon le bras du caméraman qui tournait la [[manivelle]], ce qui provoque une accélération du mouvement lorsqu’ils sont projetés à la vitesse standard actuelle de 24 images par secondes).

À partir du Chanteur de Jazz en [[1927]], des sons (de la musique, puis des dialogues et des bruitages) peuvent être enregistrés et reproduits lors de la projection.

Avec la crise économique de [[1929]], le nombre de spectateurs diminue dans les salles : les majors (grandes compagnies de production) de [[Hollywood]] décident de créer un double billet. Pour le prix d’une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C’est le début des films de [[série_B]], dont les principaux objectifs sont d’être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 minutes) et lucratifs.

Un des nombreux films novateurs de l’époque fut un [[film_de_propagande]] [[nazi]]e, [[les_Dieux_du_stade]], une présentation des [[jeux_olympiques]] de [[Berlin]] en [[1936]], glorifiant le peuple allemand et la prétendue « [[race_aryenne]] ». La réalisatrice, [[Leni_Riefenstahl]], met pour la première fois des caméras sur des grues et crée le style et les cadrages des films ou reportages sportifs ([[le_Triomphe_de_la_volonté]] en est un exemple notable).

Les évolutions techniques majeures furent par la suite l’arrivée de la [[couleur]] et des [[formats_larges]] dans les [[années_1950]] (afin de donner plus d’ampleur au spectacle pour concurrencer la [[télévision]]), des [[formats_étroits]], l’allègement du matériel qui permit l’avancée du [[cinéma_expérimental]], du [[cinéma_documentaire]], et l’éclosion de la [[Nouvelle_Vague]] en France, l’arrivée de la [[synthèse_d’image]]s informatiques dans les [[années_1990]] et l’arrivée du [[son_numérique]] dans la même période.

Alfred Hitchcock

L’après-guerre voit la naissance du [[cinéma_moderne]] qui rompt avec le classicisme hollywoodien en ce qu’il privilégie le document, le monde « tel qu’il est », dans toute son ambiguïté ou son opacité, et refuse de doter le réel d’un sens préétabli, déjà dramatique, immédiatement lisible ([[néo-réalisme]] italien des années 1945-53, avec le cinéaste [[Roberto_Rossellini]], [[Rome,_ville_ouverte]], 1945). [[Roberto_Rossellini]], avec [[Stromboli]] (1947), [[Europe_51]] (1951) et surtout [[Voyage_en_Italie]] (1953), ouvrira la voie d’un cinéma où le monde n’a plus d’évidence, où le récit devient fragmentaire, hésitant et où le spectateur devient le seul garant du sens. Dans les années_1960, les nouvelles vagues françaises ([[François_Truffaut]], [[Jean-Luc_Godard]]), italienne ([[Michelangelo_Antonioni]], [[Pier_Paolo_Pasolini]]), est-européennes ([[Milos_Forman]], [[Miklós_Jancsó]], [[Andrei_Tarkovski]]), allemande ([[Rainer_Werner_Fassbinder]], [[Wim_Wenders]]), nord et sud-américaines ([[John_Cassavetes]], [[Glauber_Rocha]]) amplifient ce mouvement qui se caractérise par une nouvelle esthétique (montage haché, elliptique, ou au contraire plans très longs ; mélange de fiction et de documentaire) et de nouveaux sujets (jeunesse, crises existentielles, revendications politiques).

Dans les [[années_1960]] apparaît aussi le [[cinéma underground]] américain intimement lié aux mouvements sociaux de l’époque. Ce cinéma se démarque de l’industrie professionnelle entre autre par l’emploi de la pellicule 16_mm et la création de coopératives qui lui donne une grande liberté et lui permet de contourner la censure. (voir : [[Jonas_Mekas]], [[Stan_Brakhage]], [[Andy_Warhol]], [[Carole_Schneemann]], [[Jack_Smith]])

À partir de [[1965]], le [[super_8]] devient accessible au grand public. C’est la vraie naissance du [[cinéma_amateur]]. Ce cinéma comprendra par la suite les films « de série Z », car réalisés avec encore moins de moyens que les films de [[série_B]]. Comme le super_8, son infrastructure très légère, et son coût moindre, la vidéo, d’abord très lourde et réservée à un usage « professionnel », deviendra dans les [[années_1980]] un médium privilégié, notamment pour les jeunes créateurs, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple les films de [[Jonas_Mekas]], [[Lionel_Soukaz]], [[No_Sex_Last_Night]] de [[Sophie_Calle]] ou bien [[Demain_et_encore_demain,_journal_1995]] de [[Dominique_Cabréra]]).

Le Screen on the green, Upper Street
dans le quartier d’Islington à Londres

Il est à noter que les dénominations « série_B » et « série Z », bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant d’entrer dans le moule des majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple [[Ed Wood]], [[Roger_Corman]] (qui lança [[Francis_Ford_Coppola]], [[Martin_Scorsese]], [[Joe_Dante]] et [[Jack_Nicholson]]) et [[Peter_Jackson]] bien avant [[le_Seigneur_des_Anneaux]]). De même le [[cinéma_expérimental]], encore plus en marge de l'[[industrie_cinématographe]] possède son histoire personnelle et parallèle.

Dans la même lignée que le [[super_8]], le [[16_mm]], et la [[vidéo]], l’arrivée du [[numérique]] ajoute un médium à la palette des pratiques légères possibles (développement supprimé, tirage en laboratoire facultatif) et rend plus facile la postproduction d’effets spéciaux (par exemple [[l’Attaque_des_clones]] de [[George_Lucas]]), ou la souplesse dans le montage (voir l’Auberge espagnole de [[Cédric_Klapisch]]) et bien sûr la légèreté dans le tournage (les Glaneurs et la glaneuse, d'[[Agnès_Varda]] ou la Vierge des tueurs de [[Barbet_Schroeder]]).
{{clr}}

Films

{{Titre_films}}
Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d’autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l’action n’est pas primordiale.
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Classification des films

Il y a plusieurs façons de classer les films. Cela peut se faire évidemment par pays, par [[réalisateur]]s, par [[acteur]]s, par titre, par durée.

Mais cela peut se faire aussi de manière plus théorique, par [[catégories]], [[courants]], [[techniques]], et [[genres]].

Pays

Cinéma au Brésil

Chaque pays ou presque possède son cinéma (par exemple, le [[Cinéma_américain]])
. Voir:

  • [[Cinéma national]]
  • {{clr}}

    Durée/métrage

    {{Article détaillé|Métrage cinématographique}}
    Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :

    • [[courts métrages]] : métrage inférieur à 1 600 mètres (en 35 mm), soit environ une durée de 59 minutes .
    • [[longs métrages]] : métrage supérieur à 1 600 mètres, autrement dit tous les films d’une heure et plus.

    Le plus souvent, la durée d’un long métrage d’exploitation est de 90 minutes.

    La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts métrages ou des longs métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.

    Catégories cinématographiques

    {{Article détaillé|Catégorie cinématographique}}
    Le classement par catégorie est un classement par types de films. Il y a autant de catégories qu’il y a de
    pratiques possibles.

    Les principales catégories existantes sont :

    • [[Pré-cinéma]]
    • [[Fiction]] (ou [[cinéma_narratif]])
    • [[Documentaire]]
    • [[Reportage]] (à l’époque où la télévision travaillait en pellicule)
    • [[Essai_cinématographique]]
    • [[Cinéma_expérimental]] (voir aussi [[Art_vidéo]])
    • [[Cinéma amateur]]
    • [[:Catégorie:Cinéma contestataire|Cinéma contestataire]]
    • [[Cinéma_scientifique]]
    • [[Captation]] (danse, musique, théâtre…)
    • [[Film_publicitaire]] (ceux qui passent en salles)
    • [[Film_institutionnel]]
    • Film d’exploitation (ou “grindhouse” http://en.wikipedia.org/wiki/Exploitation_film en anglais)
    • [[Film_X]] (voir aussi [[Film_pornographique]], cette dernière appellation relevant du [[genre]])

    Genres cinématographiques

    {{Article détaillé|Genre cinématographique}}
    Le classement par genre est un classement thématique.
    Il y a autant de genres qu’il y a d’univers possibles.
    Ces genres peuvent être traités par les différentes catégories cinématographiques.

    Exemples : [[western]], [[science-fiction]], [[Cinéma_fantastique]], [[comédie]], [[film_d’horreur]], [[film_policier]], [[film_de_guerre]], [[thriller]], [[théâtre_filmé]], [[film_de_danse]], [[journal_filmé]], [[film_abstrait]], [[cinéma_corporel]], [[film_documentaire]]..

    Concernant la science-fiction, on peut consulter :

    • la [[chronologie_du_cinéma_de_science-fiction]]
    • les [[Liste des films, téléfilms et séries de science-fiction|films et séries télévisées de science-fiction par ordre alphabétique]] (titre français)

    Techniques cinématographiques

    {{Article détaillé|Technique cinématographique}}
    Le cinéma peut être classé selon les techniques utilisées.

    Exemples : [[cinéma_d’animation]], [[dessin_animé]], [[super_8]], [[film_de_montage]], [[found_footage]], [[film_à_clignotement]]

    Courants cinématographiques

    {{Article détaillé|Courant cinématographique}}
    Le cinéma peut aussi être classé par [[écoles]], [[mouvements]], [[styles]], [[traitements]] cinématographiques, ou plus généralement par courants cinématographiques.

    Exemples : [[Nouvelle_vague]], [[néo-réalisme]], underground, [[Dogma]], [[Free_cinema]], [[expressionnisme]], [[Caligarisme]], [[cinéma_direct]]

    Divers

    • [[Liste_de_films_possédant_plusieurs_fins]]
    • [[Remake]]

    {{classification cinéma}}

    Enjeux culturels et économiques

    200px

    Bien qu’il ait été rejoint par la [[musique]] et dans une moindre mesure par le livre, le cinéma est le premier mode d’expression à s’être présenté à la fois comme une œuvre [[culture]]lle et [[art]]istique et comme un produit [[industrie]]l destiné à la [[consommation]] de masse. Il a en effet, comme l’a analysé [[Walter_Benjamin]], la particularité d’être un art fondamentalement reproductible. Si cela signifie que le concept d’œuvre originale ne peut plus avoir le même sens que par exemple en peinture ou en sculpture, cela implique également qu’il soit possible de le diffuser à grande échelle.

    Voulant s’éloigner de cet aspect [[industrie]]l pour s’attacher à faire ressortir l’aspect [[art]]istique du cinéma, c’est tout un courant parallèle qui s’est mis en place, depuis l'[[avant-garde]] des années_1920, en passant par le cinéma underground américain, et jusqu’au [[cinéma_expérimental]] tel qu’on le connaît aujourd’hui, dans des problématiques proches de celle de l'[[art_vidéo]] ou de l'[[art_plastique]].

    Les enjeux financiers autour d’une œuvre cinématographique sont généralement considérables : le nombre d’intervenants dans le processus de création d’un film (comme en témoigne la longueur du [[générique]]) ainsi que les moyens techniques requis sont très importants. Une activité économique s’est donc organisée dès la naissance du médium pour assurer en amont la collecte des fonds nécessaires à la [[production]] et en aval la rentabilisation des investissements. Les résultats au [[box-office]] sont donc déterminants d’autant que les recettes des autres médias (télévision, vidéo …) sont corrélées au succès en salles (le prix de vente aux chaines de télévision est fonction du nombre de spectateurs dans le cas de la France).

    Ainsi les chaînes de [[télévision]] se sont impliquées de manière croissante dans le financement du cinéma et les industriels ont également apporté leur concours en utilisant le grand écran comme vecteur de valorisation pour leurs produits (on parle alors de product placement). L’apparition de supports utilisables dans les foyers (dans un premier temps la [[cassette_vidéo]] puis le DVD) représente à partir des années_1980 une nouvelle source de revenus de plus en plus importante. Parallèlement, la commercialisation de produits dérivés (jouets pour enfants, jeux vidéo, disques de la bande originale du film, etc.) et les campagnes conjointes (une marque s’associe au film afin de bénéficier de son image) complètent le panorama des recettes.

    Le téléchargement des films sur [[internet]] fait craindre aux professionnels du cinéma une crise telle que celle que traverse l'[[industrie_du_disque]] pour les mêmes raisons. Des projets de loi sont en discussion pour tenter de protéger la création sans trop restreindre la liberté individuelle. Le problème est complexe, mais gageons que l’évolution technologique ne tuera pas la magie du cinéma, et que les industriels et les artistes sauront s’adapter à ces nouvelles conditions. On a si souvent annoncé la mort du cinéma que l’on peut raisonnablement être optimiste !
    Néanmoins, certains artistes ont déjà fait le choix de distribuer volontairement leurs films sur Internet. On pense notamment à [[Elephants_Dream]] ou [[Le_Bal_des_Innocents]].
    {{clr}}

    Techniques du cinéma

    Glossaire des techniques cinéma

    {{Glossaire technique cinéma}}
    Voir aussi : [[Technique_et_grammaire_cinématographique|Technique_et_grammaire_cinématographique du cinéma_narratif]]

    Techniques de tournage

    {{Article détaillé|Techniques de tournage cinématographique}}

    Plateau de tournage

    La méthode de reproduction est similaire à celle utilisée pour la photographie et repose sur l’impression d’une pellicule cinématographique (procédé argentique) par exposition à la lumière à l’aide d’une [[caméra]]. L’impression de mouvement est obtenue par la succession des prises de vues à intervalles très rapprochés ; initialement de 16 images par seconde (soit un pied par seconde), la cadence fut augmentée à 24 i/s avec l’arrivée du cinéma sonore : en effet, la qualité du son ([[bande_passante]]) dépend de la vitesse de défilement du film.

    Voir aussi : [[tournage_(audiovisuel)]]
    {{clr}}

    Techniques de laboratoire

    {{Article détaillé|Techniques de laboratoire cinématographique}}
    Le laboratoire procède au développement et au tirage positif du film. C’est une phase très importante de la création d’un film en pellicule.

    Techniques de colorimétrie

    La [[colorimétrie]] est la science de la mesure des couleurs.
    Il existe différentes façons de mesurer les couleurs en fonction du médium utilisé. La plus simple consiste à utiliser un colorimètre.
    Le colorimètre est un appareillage qui permet de définir de manière non arbitraire la couleur de la surface d’un objet.

    Techniques de montage

    {{Article détaillé|Techniques de montage cinématographique}}
    Le [[montage]] d’un film cinématographique peut se faire de manière traditionnelle, à partir du premier positif de tirage (ou [[rushes]]) , qui devient la copie de travail (“aux [[ciseau]]x et au [[scotch]]”) ou en [[montage_virtuel]] sur une station de montage [[informatique]] ([[ordinateur]]). Dans le cas d’un montage traditionnel, le [[négatif]] est ensuite conformé (coupé et collé) au [[Techniques de laboratoire cinématographique|laboratoire]].

    La station de montage_virtuel travaille à partir d’une copie [[numérique]] du négatif [[scanné]]. L’ensemble de la [[post-production]] peut être réalisé sur [[ordinateur]]. Le [[transfert]] sur film peut se faire alors directement depuis la machine de montage_virtuel ou de finition.

    Techniques de projection

    {{Article détaillé|Techniques de projection cinématographique}}

    150px

    La [[télévision]] fonctionne à 25 images par seconde pour les systèmes [[PAL]] et [[SECAM]] (en raison de la [[fréquence]] du [[courant_électrique]] domestique (50 [[Hz]]). Les films de cinéma, eux, sont tournés à une cadence de 24 images par seconde. Ainsi à la télévision, un film est légèrement plus court, et ses sons légèrement plus aigus, que lorsqu’il a été projeté au cinéma. En fait, un film de cinéma de 120 minutes ne durera que 115 minutes à la télévision.

    Le phénomène de la [[persistance_rétinienne]] et la vitesse de traitement limitée du [[système_visuel]] (voir l’article sur la [[vision]]) permet d’entretenir la perception de la lumière reçue par l’œil lors du masquage du changement de photogramme qui est projeté immobile. L'[[œil]] perçoit donc la succession d’images présentées comme une scène se déroulant devant lui, entrecoupée des battements de paupières. L’illusion d’une image en mouvement résulte d’une tendance du cerveau à considérer que des images semblables sont des vues du même objet qui a changé ou s’est déplacé (on appelle ceci l’« [[effet_phi]] »).

    Après développement et tirage dans des [[Techniques de laboratoire cinématographique|laboratoires spécialisés]], on fait défiler la pellicule positive devant une source de lumière blanche (projecteur) qui reproduit l’image animée (film) sur un support réfléchissant (en général un écran blanc).

    Métiers du cinéma

    {{Article détaillé|Métiers du cinéma}}

    200px

    Le cinéma peut être une pratique [[amateur]], [[cinéma_expérimental|artistique]], mais il est aussi un corps de métier à part entière.

    Les principaux postes du cinéma industriel sont :

  • [[Réalisateur]]
  • {{liste_réalisateurs}}

    • [[Scénariste]]
    • [[Acteurs(trices)]]

    {{Liste_acteurs}}

    • [[Producteur]]
    • Techniciens
      • Opérateurs de [[prise_de_vues]]
      • Opérateurs de [[prise de son]]
      • [[Décor]] et [[costumes]]
      • [[Post-production]]

    Étapes de la fabrication d’un film

    {{Article détaillé|Étapes de la fabrication d’un film}}
    Les étapes comprennent une ou plusieurs des opérations suivantes (chaque opération étant plus ou moins facultative selon le type de film) :

    • [[Scénario]]
    • [[Scénarimage]]
    • [[Repérage]]
    • [[Essais_caméra]]
    • [[Tournage]]
      • [[Réalisation (cinéma)|Mise en scène (réalisation)]]
    • [[Techniques de laboratoire cinématographique|Laboratoire de cinéma]]
      • Développement
      • Intervention sur pellicule
    • [[Montage]]
      • Montage traditionnel
      • Montage virtuel
    • [[Post-production_cinéma]]
      • Étalonnage
      • Musique
      • Générique
      • [[Effets_spéciaux]]
      • Tirage
    • [[Distribution]]
    • [[Diffusion]]
      • En salle
      • Télévision, DVD…

    Institutions

    Récompenses

    {{Article détaillé|Récompenses de cinéma}}

    Festivals

    {{Article détaillé|Festivals de cinéma}}

    {{clr}}

    Voir aussi

    Liens internes

    {{wikilivres||la réalisation de film}}
    {{wiktionnaire||le cinéma}}
    {{Commons|Cinema|le cinéma}}
    {{Wikiquote}}
    {{wikinews|Le long-métrage open source ‘Boy Who Never Slept’ téléchargeable gratuitement|Le long-métrage open source ‘Boy Who Never Slept’ téléchargeable gratuitement}}

    • [[Univers_fantastique]]
    • [[Animation]]
    • [[Bases de données cinématographiques de l’Internet]]
    • [[Cinéma_africain]]
    • [[Cinéma_documentaire]]
    • [[Cinéma_et_vidéo_amateurs]]
    • [[Cinéma_expérimental]]
    • [[Cinéma_underground]]
    • [[:Catégorie:Cinéma contestataire|Cinéma contestataire]]
    • [[Codage_audiophonique]]
    • [[Chronologie_du_cinéma]]
    • [[Formats_de_projection]]
    • [[:Catégorie:Film par date de sortie|Liste des années de sorties des films]]
    • [[:Catégorie:cinéma national|Liste des catégories de cinémas nationaux]]
    • [[Cartographie des marques par secteur#Cinéma|Liste des marques du cinéma]]
    • [[Liste_des_revues_et_magazines_de_cinéma]]
      • [[les_Cahiers_du_cinéma]]
    • [[Liste_des_films_les_plus_lucratifs]]
    • [[Liste_des_films_les_plus_chers]]
    • [[Nouvelle_vague]]
    • [[Son_numérique]]
    • [[Technique_et_grammaire_cinématographique]]

    Liens externes

    {{trop de liens}}

    • {{fr}} Cinéma, Etc. Portail sur le monde du cinéma, comportant une section site/revue et un forum
    • {{fr}} Ciném-ArtForum de discussion convivial autours du 7ème art

    Histoire_du_cinéma

    Analyse du cinéma

    • {{fr}} Cadrage.net revue francophone de cinéma.
    • {{fr}} Ciné-club de Caen analyses détaillées de plus de 500 films.
    • {{fr}} Cinergon.net site de la revue francophone d’esthétique du cinéma et d’analyse de l’image.
    • {{fr}} Critikat analyses de films, dossiers et gros plans.
    • {{fr}} FIF de La Rochelle archives du festival international du film.
    • {{fr}} Fin de Séance l’actualité du cinéma analysée et critiquée par des étudiants passionnés.
    • {{fr}} Hors Champ site de la revue canadienne francophone sur le cinéma.
    • {{fr}} Objectif Cinéma site sur l’actualité du cinéma (analyses, dossiers).
    • {{en}} Senses of Cinema magazine en ligne australien consacré à l’étude du cinéma.
    • {{en}} Strictly Film School analyses d’un grand nombre de films en langue anglaise.

    Autres sites de référence

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    编者介绍

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